Ateliers


Ateliers Les mémoires des esclavages et de leurs abolitions


En janvier 2018 Sophie Bourel propose au Mémorial ACTe de Pointe à Pitre, des ateliers pour scolaires et adultes amateurs autour des représentations du spectacle Les Indes d'Edouard Glissant.

En 2016/2017 préparation au concours La Flamme pour l'égalité : ateliers avec les élèves du lycée Pierre Lescot à Paris en partenariat avec la maison du geste et de l'image et en 2015/2016 ateliers avec les élèves de Laurence De Cock du lycée Guillaume Tyrel qui seront les lauréats du concours La Flamme de l’égalité 2016.

Sophie Bourel fait partie des comédiens/formateurs recensés par le site de la Flamme de l'égalité.

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Pour lire l'article de Papalagui (Le Monde) cliquez ici

Depuis l'année 2012, dans le cadre d'une convention passée avec le Conseil régional d’Île-de-France, Sophie Bourel est engagée par Sylvie Glissant directrice de l'Institut du Tout-Monde, (créé par le philosophe et poète martiniquais Edouard Glissant) pour présenter le nouveau site des mémoires des esclavages et de leurs abolitions auprès des lycéens d'Ile-de-France. Une cinquantaine de lycées ont participé à ces actions de sensibilisation au sujet de la traite négrière, de l'esclavage et de leurs abolitions, ainsi que des servitudes contemporaines.

Lycée Daniel-Balavoine 92270 Bois Colombe, EREA La Tour du Mail 95110 Sannois, Lycée Turgot 95160 Montmorency, Coubertin à Meaux, Alexandre Dumas Paris, les Lycées Maupassant 92700 Colombes, de l'Arche-Guédon à Torcy, LEA Martin-Luther-King 92600 Asnières-sur-Seine, Jean Monnet de Montrouge, Beaudelaire à Meaux, Lycée Romain Rolland à Ivry, Lycée Victor Duruy à Paris, E Branly de Créteil, lycée Emile Dubois à Paris, EREA Château du Lac à Ollainville, Juliot Curie à Nanterre,.Lycée Turquetil à Paris, Lycée Georges Braque à Argenteuil, lycée Arthur Rimbaud à Garges-les-Gonesses, etc...

 

En 2011 au lycée Louis Armand à Paris, Sophie Bourel a animé, à l'invitation de l'Institut du Tout-Monde, un atelier autour du texte d'Edouard Glissant et Patrick Chamoiseau : Quand les murs tombent, L'identité nationale hors-la-loi ? Il s'agissait d'une classe de "primo-arrivants", et le travail s'est fait en collaboration avec la professeure de FLE (Français Langue Etrangère) et les interventions d'une vidéaste qui filmait les élèves. Les élèves ont expérimenté la prise de parole, la concentration, la précision, la liberté, et se sont questionnés ensemble sur la pensée de l'identité, cette multiplicité complexe qu'ils ont essayé d'approcher et dont ils incarnent le futur.


Ateliers "Mots écrits"


Dans le cadre du centenaire de la grande guerre (de 2014 à 2019), Sophie Bourel et La Minutieuse organisent dans différentes villes, des ateliers intergénérationnels (adultes amateurs et scolaires) suivis d’une mise en espace présentée au public (Magdebourg, Lille, Marcq-en-Barœul, Brest en 2015 et 2017 et Paris au musée Clemenceau). Dans tous ces cas, les ateliers durent 3 à 5 jours, mais sont à chaque fois précédés de longs préparatifs (collecte et choix des archives, constitution et préparation du groupe d'amateurs à la lecture à voix haute). Ce projet est labellisé par la mission centenaire.

La Minutieuse projette d'organiser un nouveau MOTS ÉCRITS sur la vie à Paris pendant la grande guerre.

Dans le cadre d'une transmission artistique au théâtre des Plateaux sauvages, Sophie Bourel a fabriqué un Mots Écrits un peu particulier : Des amateurs, guidés par la comédienne ré ouvrent les archives du Paris 20e, recueillent la parole des habitants du quartier des Amandiers et de l’Est parisien. De cette collecte, ils font spectacle. Avec MOTS ÉCRITS, on est invité à une traversée inédite du 20e arrondissement, afin de découvrir un quartier à l’échelle de sa petite et grande histoire. Ce travail qui a réuni une dizaine de participants adultes a reçu le soutien de la DRAC île de France, "Culture et lien social"

Pour les ateliers éducatifs de la Ville de Paris, Sophie Bourel a proposé durant l'année 2016 à trois groupes d'élèves de CM1/CM2 de l'école Saint Martin à Paris un MOTS ÉCRITS basé sur les rédactions d'enfants pendant la guerre 14/18 Ces ateliers ont fait l'objet d'une présentation à la maison de la poésie, partenaire de la compagnie La Minutieuse qui organisait les ateliers.

La Minutieuse fait l'objet d'un agrément de l’académie de Paris Les associations qui apportent leur concours à l'enseignement public peuvent faire l'objet d'un agrément académique si elles en font la demande et répondent à un certain nombre de critères définis dans le code de l'éducation dans son article D551-2.
La décision accordant l'agrément est prise par arrêté du recteur d'académie après avis du Conseil Académique des Associations Educatives Complémentaires de l'Enseignement Public (CAAECEP). Cet agrément est valable cinq ans.


Ateliers Lecture de la poésie


Année 2016/2017, ateliers Printemps des poètes : Thème Afrique(s), Sophie Bourel et la Minutieuse sont en résidence au lycée Pierre Lescot, à la maison de la poésie et à la maison du geste et de l’image Paris avec le soutien du Crédit Mutuel.

Elle participe également en 2015 aux ateliers éducatifs de la Ville de Paris. Elle a proposé à deux groupes d'élèves de CM1/CM2 d'écoles du 17ème arrondissement de partir à la découverte des chants de l'ancien Mexique traduits du nahuatl par Patrick Saurin : Les Fleurs de l'Intérieur du Ciel.

En juillet 2013, à l'invitation de l'Association le Champ des Livres, et dans le cadre de la manifestation l'Eté aux balcons, Sophie Bourel a animé un atelier de lecture à voix haute orienté spécifiquement vers la poésie. Il s'agissait de transmettre aux douze stagiaires, tous lecteurs publics amateurs dans la région Sud-Touraine, les outils leur permettant de faire entendre un texte poétique en se dégageant de la tentation d'interprétation qui prive l'auditeur d'un échange intime avec le poète.

Pendant trois ans (2010 à 2012), à l'Ecole nationale des Beaux-arts de Tours, Sophie Bourel a travaillé avec les élèves de l'atelier d'écriture d'Alain Borer pour les préparer à dire ou à lire des poèmes en public lors de la soirée d'ouverture du Printemps des Poètes. Elle disposait chaque année de six séances de travail et d'une douzaine de participants. Les thèmes et les auteurs étaient en regard du sujet retenu pour l'année par le Printemps des Poètes : Couleur Femme ; D'infinis Paysages ; Enfances.

Elle leur a transmis les moyens de travailler, de respirer un texte, de prendre le relais de l'énergie sur un plateau, pour se préparer à cet instant unique de la représentation, expérience de l'art vivant.

Sophie Bourel fait partie des comédiens/formateurs recensés par le Printemps des Poètes

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Atelier Pratique théâtrale


En 2009, dans des bibliothèques du Chablais, auprès d'associations pour des familles et un centre EPIDE (Etablissement Publique d'Insertion Défense) pour adolescents, Sophie Bourel a dirigé des ateliers destinés à des amateurs sur les textes de Valère Novarina.

En 2008 et 2009 aux Ateliers de l'Esperluette à Paris, elle a animé des Impromptus de théâtre sur Paul Claudel et de Valère Novarina, avec de jeunes comédiens.

Dans tous les cas, les ateliers durent 3 jours, mais sont à chaque fois précédés d’une longue préparation (recueil, choix des archives) qui permet d’exhumer la matière historique à faire revivre.

NOVARINA

"…parler c'est tout autre chose que d'avoir à se transmettre mutuellement des humeurs ou se déverser des idées;  parler n'est pas la transmission de quelque chose qui puisse passer de l'un à l'autre : parler est une respiration et un jeu. Parler nie les mots. Parler est un drame... toute vraie parole consiste, non à délivrer un message, mais d'abord à se délivrer soi-même en parlant. Celui qui parle ne s'exprime pas, il renaît... toute vraie parole est résurrectionnelle."

Valère NOVARINA

Dire, parler du Novarina, c'est faire un grand écart entre l'effervescence d'une langue et une parole qui, comme un ruban, sortirait  de la bouche de l'acteur. Ingérer les mots et évacuer du langage. Ne rien jouer, "pratiquer l'enfance de tout",  mettre en route le moteur, tourner la clef. Absorber la vie et la restituer : on est pas très loin de Claudel.

C'est donc pour tracer une route dans la luxuriance et le chaos, pour faire naître un ordre soudain et éphémère que je vous propose de me rejoindre pour cet impromptu.

Sophie BOUREL

 

DIRE CLAUDEL

Selon Claudel, l’explication du monde par le vers est une chose possible. Entrer dans la langue de Claudel, c’est en quelque sorte emprunter un chemin limité par deux rampes auxquelles il s’agirait de s’accrocher fermement, le chemin étant si accidenté, surprenant, vertigineux et visionnaire en ses promontoires.

Pour moi aujourd’hui, ces deux rampes sont Stéphane Mallarmé et Arthur Rimbaud. Mallarmé « vieux maître » de Claudel, son « professeur d’attention » qui provoqua chez lui un véritable choc de l’esprit avec son fameux « qu’est ce que cela veut dire ? » et de fait , tout chez Claudel peut être appréhendé par du concret, du terrien. L’action convoque les personnages, le drame doit arrivé : rien de psychologique.

« Je dois à Rimbaud tout ce que je suis » écrira Claudel à Mallarmé, il parle aussi d’une « fécondation de leurs âmes ». La valeur première et incantatoire du langage si spécifique chez Claudel trouve selon moi son origine dans cette alchimie, cette décantation spirituelle des éléments de ce monde, art nouveau que Rimbaud tenta de nous faire découvrir.

Marcher CLAUDEL, donc… Aller de la chose au mot et du mot à la chose. Pratiquer la visualisation des mots, des idéogrammes mots, travailler le rythme, danse poétique et les silences, les blancs, les répétitions… tenter de ne rien faire et tout à la fois ! Provoquer.

Impossible de séparer la poésie du drame chez Claudel. C’est pourquoi nous aborderons « Les neufs muses » la première des « Cinq grandes odes » et « le soulier de satin » qui est l’édifice central de l’œuvre.

Sophie BOUREL